LE PARDON, CLE DE LA GUERISON ET DE LA DELIVRANCE

Pierre, s'avançant, dit à Jésus : "Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu'à sept fois ?" Jésus lui dit : "Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix-sept fois" (Mt 18, 21-22). C’est-à-dire toujours.

Refuser de pardonner, c’est donc désobéir à Dieu et donner des droits au diable sur nous.

Refuser de pardonner, c’est ignorer ou alors oublier tous les péchés que Dieu nous a remis par le sacrifice de son Fils incarné et mort sur la croix car "c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes" (2 Co 5, 19).

Refuser de pardonner, c’est manquer de foi en la puissance de Dieu qui seul peut nous rendre capable de pardonner du fond du cœur : "En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire" (Jn 15, 5), dit Jésus.

Refuser de pardonner, c’est prendre à Dieu sa place de juge parfait : "Pour qui te prends-tu donc toi qui juges ton prochain ?" (Jc 4, 12). Dieu seul connaît parfaitement le cœur de chaque homme : "Le cœur de l’homme est compliqué et malade ! Qui peut le connaître ? Moi, dit le Seigneur" (Jr 17, 9-10).

Refuser de pardonner, c’est ne pas être un vrai disciple du Christ "lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement" (1 P 2, 23).

Refuser de pardonner, c’est se couper du pardon de Dieu : "Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi, dit Jésus. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes" (Mt 6, 14-15).

Refuser de pardonner, c’est se couper du salut éternel selon qu’il est écrit : "Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction" (1 P 3, 9).

Pardonner, c’est choisir la vie (cf. Dt 30, 19).

Pardonner, c'est s'ouvrir à la guérison et à la délivrance.

Pardonner, c’est choisir la liberté des enfants de Dieu (cf. Mt 5, 44-45).

Pardonner, c’est aimer "en actes et en vérité" (1 Jn 3, 18).

Pardonner, c'est ne plus être un meurtrier, car "celui qui a de la haine contre son frère est un meurtrier" (1 Jn 3, 15).

Pardonner, c’est dire : "Avec toi Seigneur et pour toi, je pardonne à un tel, à une telle, tout le mal qu’il ou elle m’a fait".

Pardonner, c'est être plus fort que la haine.

Pardonner, c'est ne plus se laisser dominer par le passé.

Pardonner, c'est dire aux bourreaux : "Vous avez perdu".

Pardonner, c'est croire que les bourreaux sont eux aussi appelés au Salut en Jésus-Christ (cf. 1 Tm 2, 4).

Pardonner, c'est appeler les bénédictions divines sur les persécuteurs (Rm 12, 14).

Pardonner, c'est ne plus être à la queue mais à la tête (cf. Dt 28, 13).

Pardonner, c'est pleurer de joie.

Pardonner, c'est rire aux éclats.

Pardonner, c'est être "vainqueur du mal par le bien" (Rm 12, 21).

Pardonner, c'est rendre gloire à Dieu.

Pardonner, c'est mettre sa confiance dans le Seigneur.

Pardonner, c'est dire au Seigneur : "À toi la justice, à toi la rétribution" (Rm 12, 19).

Pardonner, c'est sortir de l'état mortifère de victime.

Pardonner, c'est aimer nos ennemis (Mt 5, 44).

Pardonner, c'est brûler les racines d'amertume (He 12, 15) qui empoisonne le coeur.

Pardonner, c'est entrer dans la joie parfaite (cf. Jn 16, 24).

Pardonner, c'est se laisser conduire par l'Esprit Saint (cf. Rm 8, 14).

Pardonner, c'est ne plus avoir peur.

Pardonner, c'est trouver la paix.

Pardonner, c'est laisser jaillir de son cœur des fleuves d'eau vive de paix de joie et d'amour.

Pardonner, c'est sortir de nos tombeaux (cf. Ez 37, 12-13).

Pardonner, c'est renaître à la vie.

Pardonner, c’est choisir Dieu notre Bonheur immuable.

Seigneur, sois béni pour la grâce du pardon. Donne-la à toutes les personnes qui en ont besoin.

Seigneur, mon cœur est dans la joie parce qu'à la suite de cet enseignement je vois des chaînes se briser, des cœurs de pierre devenir des cœurs de chair, des âmes et des corps meurtris guérir, des regards éteints briller à nouveau, des bouches rire aux éclats, des esprits abattus sortir de la dépression, des hommes et des femmes abîmés sortir des eaux de la mort, des cadavres ambulants bondir de joie.

Viens Esprit Saint, "souffle des quatre vents sur ces morts et qu'ils revivent !" (Ez 37, 9)

Merci Seigneur, ô Bonté, ô Amour, ô Miséricorde !